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A force de voyager un peu partout sur la planète, je me suis constitué une conséquente photothèque que je partage et commente par thème, lieu ou centre d'intérêt suivant mon humeur. Alain

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dimanche 9 juin 2019

Les palais génois

La république de Gênes entreprit dès le Xème siècle d'essaimer des comptoirs sur les pourtours de la Méditerranée et de la Mer Noire, contrôlant une bonne partie du commerce vers le Levant et les routes de la soie. Une richesse incommensurable commença alors à se déverser sur Gênes à partir du XIIème et jusqu'au XVIIème siècle.

Statues ornementales du palazzo Reale

Palazzo Reale ou palazzo di Stefano Balbi

Les familles nobles étaient les grandes  bénéficiaires de cette richesse et ont établi dans la ville quantité de palais somptueux comportant jusqu'à huit étages.

Fontaine de la villa del Principe ou palazzo di Andrea Doria

Grand hall de la villa del Principe

A la fin du moyen-âge, les grandes rivales de Gênes sur la mer furent Pise et surtout Venise. Mais au XVIème siècle, la République s'allie à l'Empire espagnol de Charles Quint ce qui lui assura à nouveau la prospérité pendant plus d'un siècle.

Plafond de la verrière du palais de la Meridiana

Le déclin de la République commença quand elle tenta de s'opposer à Louis XIV en fournissant des galères à son ennemi, le roi d'Espagne. La République fut finalement annexée à l'Empire français en 1805 avant d’être absorbée par le royaume de Piémont-Sardaigne.

Atrium du palazzo Tursi ou palazzo di Nicolò Grimaldi
Arche du palazzo di Nicolosio Lomellino

En 1576, le sénat de la République de Gênes mit en place une liste de palais habilités à accueillir officiellement à tour de rôle les invités prestigieux, ambassadeurs, princes et monarques. C'était le système des palazzi rolli qui prenait tout de même en compte le niveau de luxe et de valeur architecturale de chacun des palais pour les classer en trois catégories.

Palazzo Rosso ou palazzo di Rodolfo e Francesco Maria Brignole

Les palais sont situés essentiellement sur trois rues, la via Balbi, la via San Luca et surtout la via Garibaldi, la Strada Nuova, où ils font partie du patrimoine mondial de l'humanité reconnu par l'UNESCO. Au total 42 palais sont répertoriés comme ayant été intégrés à un moment donné du Rolli.

Plafond du palazzo Rosso

La richesse de la ville a attiré de célèbres artistes qui en ont enrichi le patrimoine. Caravaggio comme Rubens ont laissé à Gênes des peintures admirables. Niccolò Paganini a légué à la ville son merveilleux violon et n'oublions pas que Christophe Colomb est génois même s'il a navigué pour le compte de la couronne d'Espagne.

Jardin du palazzo Bianco ou palazzo di Luca Grimaldi

Moins réputée que Rome, Venise ou Florence, la ville de Gênes abrite une pléiade de splendides monuments, civils ou religieux, témoins de la puissance de la flotte génoise et de son efficacité à contrôler le commerce entre l'Orient et l'Occident pendant tout le bas Moyen-âge et le début de l'époque moderne.

Mai-Juin 2019

samedi 16 mars 2019

Le rocher du Lion

Au centre de l'île de Ceylan, à Sigiriya, se situe le rocher du Lion bâti sur un promontoire rocheux visible des kilomètres à la ronde et qui domine la forêt alentour.

Le rocher de Sigiriya

Le roi Kassapa Ier avait assassiné son père et usurpé le trône qui revenait à son demi-frère. Il avait fui la ville d'Anuradhapura et bâti la nouvelle capitale du royaume cinghalais autour et sur le rocher à la fin du cinquième siècle après Jésus Christ.

Les visiteurs affluent pour l'ascension
Pavillons à flanc de rocher

L’ascension est rendue possible grâce à des escaliers abrupts et des échelles métalliques. Sur la paroi on peut découvrir une collection de ravissantes jeunes filles peintes par un artiste anonyme et qui déjà à l'époque du roi Kassapa, suscitaient l'admiration.

Les demoiselles de Sigiriya

Il est formellement interdit photographier les fresques. Aussi je photographierai une carte postale en souvenir des gracieuses demoiselles de Sigiriya.

Jour de pluie sur le rocher

La pluie se renforce lors de notre montée faisant sortir les parapluies. Le rocher du Lion doit son nom aux deux énormes pattes sculptées qui encadrent un escalier à mi-chemin du sommet. Il y a trop de monde pour que je puisse photographier l'ensemble. Je prends juste une photo de détail et je photographierai en grand angle à la descente.

La patte du lion

Arrivés au sommet, toujours sous la pluie, nous découvrons l’emplacement du palais du souverain parricide, agrémenté de bassins et de jardins.

Les restes du palais sommital

Le roi Kassapa y a vécu une vingtaine d'années avant que son frère vengeur ne vienne le déloger avec une puissante armée. Kassapa s'est suicidé pour ne pas être capturé et la capitale du royaume est retournée dans la ville d'Anuradhapura. Une communauté de moine s'est ensuite installée sur le site.

Entre les pattes du Lion

Le panorama, les restes archéologiques et les splendides fresques récompensent très largement l'effort de gravir les 1200 marches de cette ascension.

Février 2019

dimanche 16 décembre 2018

L'Alhambra de Grenade

Je suis parti à Grenade spécialement pour le voir ! Je me suis donc organisé un week-end de trois jours là-bas. J'ai réservé mon entrée à l'Alhambra sur internet. J'ai pris un billet d'avion pour l'aéroport de Malaga et ai poursuivi en bus pour rejoindre Grenade.


Vue matinale de l'Alhambra depuis la colline de Sacromonte

La visite des palais Nasrides étant très encadrée avec une heure imposée par la réservation, je pars de mon petit hôtel suffisamment tôt pour franchir la porte d'entrée de l'enceinte de l'Alhambra, Al- Hamra, "la rouge" en arabe.


La forteresse de l'Alcazaba

Je débute par la visite de l'Alcazaba qui est la plus ancienne partie de la citadelle et qui domine Grenade de ses tours fortifiées et crénelées.


Cour interne du Palais de Charles Quint

Le palais de Charles Quint est une contribution de la chrétienté conquérante après la prise de Grenade aux musulmans en 1492. Avec sa forme externe carrée et sa cour intérieure circulaire pourvue de colonnades, il détonne par rapport aux palais mauresques. il abrite un musée archéologique et un musée des beaux arts que j'aurai le temps de voir après la visite des splendides palais Nasrides.


Salle de los Ajimeces

Ma visite des palais Nasrides est programmée très exactement à 10h30 mais il est recommandé d'être un peu en avance. Les palais datent du XIVème siècle et sont bâtis autour de 2 merveilleuses cours, la Cour des Myrtes et la Cour des Lions.

Cour des Lions
Epigraphie sur un mur de stuc


Les colonnes, les arches, les voutes sont d'une finesse extraordinaire. Les murs sont recouverts de stuc finement gravé et reprennent des vers de poètes musulmans ou des sourates du Coran.


Fresque au plafond de la salle des Rois

Après la Reconquista, les rois catholiques n'ont pas osé détruire de telles splendeurs malgré leur désir d'effacer les traces de l'islam.



Voute de la salle des Abencérages


A la sortie je me retrouve dans les jardins du Partal agrémentés de terrasses et de petits palais habités à l'époque par la noblesse musulmane.

Tour des Dames

Je retourne visiter les musées du Palais de Charles Quint puis je me dirige vers l'autre extrémité de l'Alhambra et les jardins du Generalife.

Patio des Cyprès de la Sultane
Jardins du Generalife


Le Generalife était une résidence d'été des princes Nasrides située à l'extérieur de l'enceinte de l'Alhambra. Pour se rafraichir ils ont fait installer partout des bassins d'eau et des ombrages verdoyants.


Vue du mirador San Nicolas sur le Generalife et la Sierra Nevada

Arrivé à 9 heures le matin, je repars de l'Alhambra à 13h30 sans avoir vu le temps passer. Je compléte ma visite par des excursions sur les collines de Grenade avec des vues extraordinaires sur cette incroyable citadelle.

Novembre 2018

dimanche 21 octobre 2018

Palais et forteresses du Rajasthan

Situé à l'ouest de l'Inde et au départ des caravanes en destination de l'occident, le Rajasthan est le pays des rois. Les Maharajahs faisaient étalage de leur pouvoir et de leur richesse en construisant palais et citadelles extraordinaires.


Vue du lac Pichola sur le City Palace d'Udaipur
Le City Palace  d'Udaipur est un complexe de palais bâti sur les rives du lac Pichola. Udaipur était la capitale de l'ancien royaume de Mewar. La construction du premier palais a débuté au XVIème siècle et s'est poursuivie jusqu'au début du XXème.

Vue nocturne sur le City Palace, Udaipur
L'ensemble vu de l'autre côté du lac Pichola apparait comme une immense forteresse constituée de structures biens distinctes : les palais successivement accolés les uns aux autres.



Fortifications et réservoir de Chittorgarh

Auparavant le royaume Mewar avait pour capitale Chittorgahr dont la construction remonte au VIIème siècle. Une immense citadelle surplombe la colline où temples et tours de célébrations témoignent des splendeurs anciennes. Les murailles imposantes retiennent l'eau du fort dans un immense réservoir.



Fort de Kumbhalgarh


A 80 km d'Udaipur se situe une autre structure Mewar gigantesque, le fort de Kumbhalgarh, construit au XVème siècle. Entouré d'une muraille de 36 km de long, il a abrité jusqu'à 360 temples jaïns ou hindous dont beaucoup sont maintenant disparus.





La  citadelle de Jaisalmer


Beaucoup plus à l'ouest, dans le désert du Thar, se trouve la citadelle de Jaisalmer qui était une grande étape caravanière entre l'Inde et la Perse. Surnommée la ville dorée, elle fut fondée au XIIème siècle par les Rajputs.




Façade d'une havelî, Jaisalmer
A l'intérieur comme à l'extérieur de la citadelle, les très riches marchands ou les ministres du Mahârâwal, le rajah de Jaisalmer, ont fait construire des maisons de maître, les havelî, véritables petits palais. Les décorations d'intérieur n'ont rien à envier au travail de la pierre qui orne leurs merveilleuses façades.

Intérieur d'une havelî à Jaisalmer

Jodhpur, surnommée la ville bleue, était la capitale du Mârwar et se devait également de posséder sa citadelle. Le fort de Mehrangarh fut bâti au XVème siècle puis modifié au XVIIème dans la forme que l'on connait aujourd'hui. Il abrite plusieurs palais aux noms poétiques : palais des perles, des fleurs ou des miroirs.

Fort de Mehrangarh, Jodhpur
Les fenêtres des palais sont ornées d'un jali, écran de pierre sculptée qui permettait aux femmes de regarder vers l'extérieur sans être vues mais qui assurait aussi la circulation d'air frais.

Fenêtres du fort de Mehrangarh à Jodhpur

La capitale du Rajasthan, Jaipur, la ville rose, fut fondée au XVIIIème siècle. Le palais des vents est une merveille de l'architecture rajpoute : 5 étages de grès rose finement ciselé.


Palais des vents à Jaipur
Avant Jaipur, l'état rajpoute avait pour capitale Amber où furent bâties plusieurs citadelles fortifiées. Le fort de Jaigarh a été construit en hauteur pour protégé le fort d'Amber et ses palais. Une galerie couverte et souterraine relie les deux forts.

Le fort d'Amber vu du Fort de Jaigarh

A 11 km de Jaipur, le fort d'Amber, créé à la fin du XVIème siècle renferme temples, palais, jardins,  portes et pavillons qui tous témoignent des prouesses des architectes et décorateurs qui opéraient sous la protection des divinités hindoues.


Porte de Ganesh dans le fort d'Amber



Le fort d'Amber vu du lac Mahota
Novembre 2016

jeudi 27 septembre 2018

Le Palais du Potala

En arrivant dans le centre de Lhassa au Tibet, à 3700 mètres d'altitude, on le voit d'un peu partout. Le Palais du Potala est bâti sur une colline qui domine la vieille ville. C'est un palais fortifié résidence des Dalaï-lamas successifs qui date du XVIIème siècle et qui rentre dans mon top personnel des 7 merveilles du monde.


En arrivant dans ma chambre d'hôtel, je découvre ma superbe vue sur le palais ! Pour la photo de nuit, je monte quand même sur la terrasse pour poser calmement mon appareil.


C'est notre troisième jour à Lhassa où je visite enfin le palais. Partie blanche pour le pouvoir politique et partie rouge pour le pouvoir religieux, quoique je n'aie pas vraiment bien compris comment les tibétains séparaient les deux ! Le bâtiment du XVIIème a remplacé la construction initiale du VIIème siècle.




A l'intérieur c'est une succession de temples et de salles d’apparat  aux murs peints de représentations bouddhiques. Il existerait 999 pièces et une grotte située au cœur de l'ensemble.

 

A la fin de notre séjour au Tibet, nous repassons par Lhassa. J'en profite pour faire le grand circuit pédestre tout autour du Potala en compagnie des pèlerins qui font tourner leurs moulins à prières. Toujours dans le sens des aiguilles d'une montre !



Septembre 2018