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A force de voyager un peu partout sur la planète, je me suis constitué une conséquente photothèque que je partage et commente par thème, lieu ou centre d'intérêt suivant mon humeur. Alain

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dimanche 31 mai 2020

Trek en Pays Pa'o

En Birmanie j'ai eu l'occasion de réaliser un petit trek enchanteur dans les collines. Trois nuits chez l'habitant et trois jours jours de marche en pays Pa'o, une ethnie très accueillante de l'état Shan et qui regroupe près de 600000 personnes.


Pour rejoindre le départ du trek, nous embarquons sur des pirogues à moteur qui traversent une succession de lacs. Nous sommes partis avec un léger sac à dos. Je voyage avec un couple de belge, un couple de suisse et notre accompagnatrice birmane, Sissi, qui parle bien français. Notre point de départ est le village de Samkar sur les rives du lac du même nom.


Après une nuit chez nos premier hôtes, nous partons pour une longue journée de marche. Quatre jeunes accompagnateurs Pa'o nous ont rejoint et nous serviront de guides, de traducteurs (en anglais), d'aides cuisiniers et d'amuseurs lors de ce périple.


A travers les sentiers nous passons d'un village à l'autre et rencontrons ici des enfants qui jouent au football. Ils ne sont pas d'accord pour que l'on joue avec eux : le match semble avoir un réel enjeu! Au village suivant, les femmes on participé à un concours. On ne sait pas trop quel était l'épreuve mais elles nous font des grands sourires et portent des coiffures toutes marquées Pa'o Superstar. Elles ont sûrement gagné!


La tenue traditionnelle des femmes Pa'o est noire avec toujours une sorte de turban très coloré enroulé de façon à faire ressortir un coin de tissu, la tête du dragon.
Nous arrivons enfin à Ti Kaung, notre deuxième hébergement où nous sommes invités, comme tout le village, à célébrer les jeunes mariés voisins.


Après une nuit sur des lattes en bois, nous repartons non sans avoir visité le petit temple bouddhiste de Ti Kaung. Il y a des enfants partout. Pas sûr que tous aillent à l'école.


Pour le repas de midi, nous ne sommes plus chez les Pa'o mais dans un village Lizu, où la propriétaire des lieux nous sert riz, légumes et poulet sur une table basse, comme toujours par ici.


Notre marche de l'après-midi serpente entre les collines jusqu'au village de Pin Tonn où nous passerons notre troisième nuit. Une dernière grimpette et nous faisons la connaissance de nos hôtes.


La grand-mère et le grand-père de la famille nous laissent faire de jolies photos dans la cuisine de notre habitation pendant que le repas mijote. Pas de fête ce soir. Ça tombe bien, nous nous endormons rapidement après cette journée d'efforts.


Le lendemain en quittant le village, nous passons devant l'école à l'heure du début des cours. Les enfants on droit à un verre de jus de fruit avant de rentrer en classe. Notre passage crée un peu de perturbation qui sera vite oubliée.


Au bout de quelques heure s nous faisons une halte dans une cabane démunie où un femme Pa'o nous prépare le thé et nous offre des bananes. Elle profitera un petit peu du passage des touristes.


Notre chemin se poursuit à travers les rizières et parfois au milieu de grandes herbes folles où nous sommes contents de pouvoir compter sur nos jeunes guides.


Aujourd’hui nous ne marcherons qu'une demi-journée. Nous allons déjeuner au village de Mae Ton où finit notre trek des collines.


Encore un succulent repas et il va falloir prendre congé. Nous préparons un petit pourboire pour nos quatre joyeux lurons qui nous ont si bien conduits sur les sentiers perdus. Mais il n'est pas encore temps de leur dire au revoir car ils nous accompagnent lors de notre rapatriement sur les rivages du lac Inlé


Un pick-up nous ramasse, nous entasse et nous conduit par des routes défoncées au bord du lac. Au-revoir les familles Pa'o qui ont toujours pris soin de nous dans les villages.


Après plus d'une heure de route nous parvenons sur le rivage du lac Inlé. Nous disons au-revoir à nos guides et prenons un canot à moteur pour rejoindre les bungalows où nos gros sacs de voyages ont été amenés. Merci aux Pa'o pour leurs attentions et leur charmant accueil.

Octobre 2017

samedi 30 novembre 2019

En territoire Navajo

En arrivant en Arizona, nous entrons en territoire indien, géré de façon semi-autonome par la nation Navajo. C'est la plus grande zone des Etats-Unis gérée par les tribus amérindienne, héritage des réserves créés à partir de la fin du XIXème siècle. Nous allons y visiter deux sites naturels extraordinaires, Monument Valley et Antelope Canyon.

Elephant butte à Monument Valley

Même si on voit de très loin les reliefs caractéristiques de Monument Valley, mesas et aiguilles, il vaut mieux utiliser les services d'un chauffeur-guide navajo qui nous emmène dans des zones non accessibles sans accompagnateur.

Petits chevaux amérindiens

Nous voilà partis en camion sur les pistes de l'ouest dans les décors mythiques des films de John Ford en guettant John Wayne chevauchant bride abattue entouré d'indiens. Deux de ses plus beaux et plus célèbres films ont d'ailleurs vu leur titre curieusement traduit en français : She wore a ribbon yellow est devenu La charge héroïque et The Searchers transformé en La prisonnière du désert.

On joue au basket ici
Un trou au plafond

Notre guide navajo nous emmène visiter les habitations traditionnelles où on peut bien sûr acheter un peu d’artisanat local. Puis, nous conduisant dans une grotte et profitant de la bonne acoustique, il nous chante un air typique s'accompagnant d'un petit tambour.

Chant et tambour

Il est temps de rentrer au camping où nous plantons la tente devant l'un des plus beau panorama de l'Ouest. Deux formations rocheuses sont appelées The mittens, les mitaines pour lesquelles on voit bien le pouce séparé du reste de la moufle.

Camping devant les "mitaines" de Monument Valley

Tôt le lendemain matin, il faut sortir de la tente et profiter de l'éclairage magique pour immortaliser les couleurs en arrière du relief.

En attendant le lever de soleil

Après Monument Valley nous prenons la route en direction du Lac Powell où, après avoir installé la tente et piqué une petite tête dans le lac, un autre joyau nous attend : Antelope Canyon.

Danse avec les cerceaux

Ici aussi, le tourisme est géré par les indiens navajos qui organisent très bien les choses. Nous sommes nombreux et les visites se font par groupes de dix personnes qui s'enchaînent rapidement. En attendant de descendre dans les gorges, un navajo nous fait une démonstration de manipulation de cerceaux. Je n'arrive plus à les compter. Il parait qu'il y a des championnats !



Voilà c'est maintenant la plongée dans le canyon étroit et sinueux. Notre guide indienne nous conseille de régler nos appareils photos dans les tons chauds avec des résultats surprenants. Les parois sont tourmentées et lisses car sculptées par les eaux furieuses qui se déversent en période de crue. Heureusement en cette saison il n'y a pas d'eau et nous pouvons profiter.

Un regard vers le ciel

Les gorges sont séparées en deux, Upper et Lower Antelope Canyon mais n'en verrons que la partie inférieure. A la sortie, un coup d’œil au-dessus des gorges nous explique pourquoi ce site a seulement été découvert dans les années 1930, parait-il par une jeune indienne qui recherchait ses moutons.

Antelope Canyon vu d'en haut
Au fond du canyon

Les Navajos ont appris a bien organiser et exploiter les ressources touristiques de leur territoire, juste retour des choses pour une nation opprimée ces deux derniers siècles. Dommage que les autres tribus indiennes n'en profitent pas !

Septembre 2019

dimanche 19 mai 2019

Les Waraos du delta de l'Orénoque

Les Waraos vivent dans la bande côtière comprise entre le delta de l'Orénoque et le Nord-ouest du Guyana. Ils habitent dans des maisons sur pilotis qui les mettent à l'abri des crues du grand fleuve.



Le meilleur moyen pour arriver à leurs villages est la pirogue, à moteur ou à pagaie. C'est aussi le principal mode de communication et de négoce d'un village à l'autre


A la fin du XVIème siècle, les conquistadors sont frappés par les canaux et les cités lacustres qui  bordent le fleuve. Ils appellent cette région la petite Venise ou Vénézuéla.


A notre arrivée, les enfants s'empressent de nous proposer bijoux et objets artisanaux pour récupérer quelques bolivars. Dans tous les villages abordés, ils vivent entourés d'animaux apprivoisés, surtout des oiseaux, perruches, ibis ou perroquets.



Leur alimentation comprend des poissons, des crabes, des fruits et légumes et de noix variées. Ils ne mange pas la viande qui est traditionnellement taboue.


Pour des raisons économiques, les jeunes vont tenter leur chance dans le reste du Vénézuéla ou au Brésil mais y sont particulièrement mal acceptés.


Sous des allures de paradis, la vie est rude dans le delta mais dans un Vénézuéla en crise, les eaux du fleuve et la mangrove protègent encore les Waraos.

 Février 2011

dimanche 26 août 2018

Les femmes Padaung du Kayah

Les femmes Padaung de l'état de Kayah en Birmanie sont célèbres pour leurs colliers-spirales qui les ont fait surnommer femmes girafes par les occidentaux. Elles n'aiment pas du tout être assimilées à ces animaux. Elles font partie d'un sous-groupe du peuple des Karenni ou Karens Rouges.


Suite au confit avec la junte birmane, beaucoup de Padaung (ou Kayan) se sont réfugiés en Thaîlande dans des villages qui en faisaient des attractions touristiques.



Dans ce village, proche de la ville de Loikaw, nous rencontrons des femmes extrêmement coquettes. L'une d'elles nous montre ses talents de musicienne.




Nous avons droit à une démonstration de mise en place du collier-spirale en laiton par deux femmes du village qui expliquent à Sissi, notre accompagnatrice birmane, que les jeunes femmes ne le mettent plus et ont une vie facilitée. La plus jeune du village qui le porte de façon permanente a 35 ans.



Les épaules finissent par s'affaisser sous le poids du collier. La femme la plus âgée nous explique qu'elle y cache son argent et qu'elle en a changé 3 à 4 fois dans sa vie en grandissant.



Les jambes et les poignets sont également pourvus d'anneaux-spirales, ce qui doit bien faire plusieurs kilogrammes à transporter.


A l'issue de la séance, quand je prends une photo, la jeune fille m'adresse un merveilleux sourire que je m'empresse d'immortaliser !

Octobre 2017