News

A force de voyager un peu partout sur la planète, je me suis constitué une conséquente photothèque que je partage et commente par thème, lieu ou centre d'intérêt suivant mon humeur. Alain

Affichage des articles dont le libellé est Art. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Art. Afficher tous les articles

samedi 15 février 2020

If you're going to San Francisco...


... Be sure to wear flowers in your head. La chanson de Scott McKenzie écrite par John Phillips, des Mamas and Papas, est devenue la chanson symbole du Summer of love du festival de Monterrey de 1967 et du quartier hippie de Haight Ashbury.

Love is our tribe

Forcément je devais visiter ce quartier de San Francisco rempli de couleurs et d'idées libertaires mais très  calme en cet après-midi  d'automne. 

Dans Haight Ashbury

Ici, Jimmy Hendrix et John Lennon sur de grandes fresques murales, accompagnent les passants de leurs regards bienveillants.

Jambes en l'air

L'autre chanson iconique de San Francisco est celle de notre Maxime national dont il fallait retrouver la Maison bleue. Ici les touristes sont tous français, et il faut expliquer aux américaines curieuses pourquoi cette maison est si célèbre chez nous !

C'est une maison bleue

Auparavant, après un petit effort, je suis parti admirer un des plus beaux points de vue de San Francisco sur la colline de Twin Peaks. De là sur 360° on domine l’océan pacifique, le Golden Gate, la baie, les jardins et les quartiers de la ville.

La baie de San Francisco

Notre deuxième journée à San Francisco commence par un coup d’œil aux Painted Ladies, ces cinq petites maisons colorées typiques de l'architecture de la ville.

Painted ladies

J'ai  toujours entendu que San Francisco était une ville d'humidité et de brume. Un grand soleil nous suit et nous réchauffe tout le long de ces deux jours en ville. Le jardin et le Palace of fine arts est inondé de lumière. 

Palace of fine arts

Et voilà enfin le Golden Gate Bridge ! Après un petite randonnée le long de la baie, nous arpentons le dessous et le dessus du pont d'où on voit très bien l'îlot d'Alcatraz qui n'abrite plus aucun prisonnier aujourd'hui. 

Golden Gate Bridge

Il est l'heure d'aller  manger et nous gagnons la jetée numéro 13 où, en plus de restaurants, nous trouvons quantité de lions de mer qui viennent se prélasser et se réchauffer sur le quai.

Lions de mer sur la jetée 39

Il s'agit d'otaries et non de phoques puisqu'elles ont des pavillons auditifs, contrairement à leurs cousins qui n'ont que des trous en guise d'oreilles. 

Rue des Lombards

Continuons notre  visite grâce au bus et nous voici rue des Lombards qui est si pentue qu'elle présente des lacets. L'opulence  ne règne pas partout à San Francisco. J'ai été frappé par le nombre de sans abris qui dorment dans les rues près de notre hôtel. Le coût des logements est tellement élevé que nombre de travailleurs ne peuvent pas se loger.

Deux motards en action

Pour finir l'après-midi nous traversons le quartier chinois qui nous fait changer de continent. San Francisco  comporte une des plus importante communauté asiatique des États-unis. 

Chinatown

Mon périple américain se termine dans cette belle cité. Le lendemain c'est le retour en France avec une escale à Amsterdam. Je retourne aux USA bientôt,  direction la Floride. 


Octobre 2019

samedi 30 mars 2019

Les grottes de Dambulla

La ville de Dambulla, au centre de l'île de Ceylan accueille des temples troglodytes remplis de statues et de peintures à la gloire du Bouddha.


Cinq grottes sacrées ont été creusées et aménagées le long d'une falaise qui surplombe la ville. Le lieu de culte daterait du 1er siècle avant jésus Christ quand le roi Valagambahu, chassé de sa capitale Anuradhapura s'y réfugia.

L'extérieur des temples
La plus grande des grottes mesure une cinquantaine de mètres de large, 23 mètres de profondeur et 7 mètres au point le plus haut. Les rois successifs ont embelli l'endroit par de magnifiques freques murales.


Il y aurait environ 150 statues de Bouddha, d'autres de ses disciples, 3 statues de rois et quelques statues de dieux hindous dont Ganesh et Vishnou.

Sous la protection bienfaisante de Bouddha
Le site était habité avant l'arrivée du bouddhisme. Les archéologues ont retrouvé aux alentours des restes humains enterrés il y a 2700 ans.

Le roi Nissanka
La majorité des peintures racontant l'histoire du Bouddha, datent du XVIII ème siècle et sont menacées par l’afflux des touristes et des pèlerins. Elles ont été restaurées récemment, l'éclairage a été adapté et les infrastructures touristiques éloignées pour minimiser les dégradations dues à la présence humaine.

Dans la dernière grotte, un grand Bouddha couché d'une quinzaine de mètre nous surveille nonchalamment, la main sous la tête, décoré jusque sous la plante des pieds.




Février 2019

lundi 21 janvier 2019

Araignées mal-aimées

Ce sont les animaux qui déclenchent le plus de phobies et pourtant elles sont utiles et souvent très belles. Enfin pas toutes car les araignées noires qui courent se cacher sous les lits attendant la nuit pour commettre le pire sont vraiment affreuses... dans nos têtes.

Toile en plein ciel, Birmanie 2017

Moi aussi je suis arachnophobe. En témoigne cette superbe mygale apprivoisée du Costa Rica que j'ai été totalement incapable de prendre dans ma main alors que notre jeune guide la manipulait sans aucune appréhension.

Mygale domestiquée, Costa Rica 2006

Cette phobie familiale est totalement irrationnelle. C'est le grand mystère : comment ces arachnides si utiles et capables de tisser des toiles merveilleuses ont-elles fait pour susciter une si grande injustice ? La répulsion qu'elles génèrent vient sûrement d'un terrible malentendu.

Parc national de Ranomafana, Madagascar 2003

Si, petite araignée, je tisse une toile des plus résistantes, c'est pour piéger les petits insectes et non pas les énormes humains et si je coure de travers c'est pour mieux éviter les coups destiner à m'écraser et non pas pour sauter à la gorge d'éventuelles victimes.

Obstacle sur les chemin, La Réunion 1991
J'ai quand même un vrai grief contre les araignées qui laissent trainer des toiles en plein milieu du chemin de randonnée et que je prend en pleine face. Et même si d'autres sont passés devant moi, comme la plus part du temps je suis le plus grand du groupe de marcheur, je récupère sur le nez et les oreilles toutes les toiles tissées en hauteur. Pas très sympa ! Ce n'est pas toujours facile de s'en débarrasser : la soie d'araignée est la fibre organique la plus résistante inventée au monde.

Plateau des Bolovens, Laos 2008

Quand on prend le temps de les regarder, les araignées présentent de très belle décorations rouges, jaunes ou blanches et deviennent très photogéniques en trônant au centre de leur toile en gardant la pose.

Parc national de Periyar, Kerala 2010

A la fois monstres et bijoux, suscitant répulsion et fascination, les araignées sont aussi une source d'inspiration pour les artistes qui s'empressent d'amplifier nos peurs.

Exposition Gorlob, Grenade 2018

vendredi 30 novembre 2018

Musique en plein air

Pour ce tour du monde d'instruments exotiques je vous emmène d'abord à Bali où les orchestres de villages fleurissent pour accompagner les nombreuses fêtes religieuses.

Gamelan de village, Bali 1989

Composé de tambours, gongs, cymbales et xylophones, le gamelan est l'ensemble instrumental traditionnel des îles de Java et Bali.


Joueur de rabâb à Lahore, Pakistan 1994

En Asie il existe une pléthore d'instruments à cordes à archet ou à cordes pincées avec des notes qui ne suivent pas les canons de la gamme occidentale. Ambiance orientale assurée !


Joueurs de tambûr à Turpan, Xinjiang 2006

En Inde l'instrument à vent que j'ai vu le plus souvent est le pungi, pour charmer les cobras par les mouvements du musicien ou pour charmer les touristes dans le désert du Thar.

Charmeur de cobras à Cochin, Kérala 2010
Joueur de pungi, Rajasthan 2016


Continuons en Europe avec un instrument à vent et un solo de cornemuse tel que je l'ai plusieurs fois entendu dans les Highlands ou à Edimbourg.


Joueur de Bagpipe au château d'Eleian Donan, Ecosse 2017

Les percussions ne sont pas en reste et sont pratiquées partout pour accompagner les fêtes comme ici au Myanmar lors de la grande procession des moines de Kengtung.


Enfants percussionnistes à Kengtung, Birmanie 2017

Finissons avec l'image et le son et un groupe de percussions brésiliennes montrant son talent à Castellane sur Verdon, au cœur des Alpes de Haute-Provence.


mercredi 22 août 2018

Avant le street art : l'art rupestre

De retour d'une visite de la splendide reconstitution de la grotte Chauvet en Ardèche, je m'empresse de revoir les peintures rupestres en plein air admirées ici et là.

Au Sahara j'ai trouvé des témoignages d'une nature généreuse à une époque où flore et faune abondaient autour du 5ème millénaire avant Jésus Christ. Dans le Tassili n'Ajjer, au cœur du grand désert et à l'issue de 3 jours de marche pour accéder au plateau, on retrouve même une peinture de barque de style égyptien !


Barque, Tassili n'Ajjer 1990




Rhinocéros, bouquetins et humains, Tassili n'Ajjer 1990
Le dieu blanc de Séfar, Tassili n'Ajjer, 1990


Non loin de là, dans le massif de l'Akkakus en Libye, chasse et élevage sont restés présents sur les parois maintenant cernées de sable. L'air très sec a favorisé la conservation de ces fresques remarquables.

Scène de chasse, Akkakus 2007
Troupeau, Akkakus 2007


Beaucoup plus récent, de l'autre côté du monde, l'art aborigène s'expose dans les territoires du nord de l"Australie et notamment dans le grand parc national de Kakadu où vivent les grands crocodiles marins.



Kangourou, Kakadu National Park 2005
Danseurs, Kakadu National Park 2005

Et j'ai gardé en réserve toutes les photos de gravures rupestres pour un prochain épisode !

mercredi 25 juillet 2018

Nicolas de Staël en Provence

Le weekend dernier à Aix, j'ai vu l'exposition Nicolas de Staël en Provence au centre d'art Caumont. Né en 1914 à Saint Pétersbourg, contraint à l'exil après la révolution russe, en Pologne puis en Belgique, Nicolas de Staël s'installe en Provence en 1953 où il peint pendant près d'un an. Il se suicide à Antibes en 1955.

Paysage de Provence, Grignan, 1953-1954
Figure, 1954

Paysage, 1953
Agrigente, 1954
Si j'aime bien ses personnages et  figures mélanges de tons pastels et éclatants, j’apprécie beaucoup moins ses paysages simplifiés constitués de grandes taches très lumineuses sous un ciel oppressant.