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A force de voyager un peu partout sur la planète, je me suis constitué une conséquente photothèque que je partage et commente par thème, lieu ou centre d'intérêt suivant mon humeur. Alain

dimanche 8 décembre 2019

La Recouvrance, perle de Brest

Je fais une petite coupure entre deux articles sur l'ouest américain pour vous présenter le bateau star de la ville de Brest : La Recouvrance qui porte le nom de la partie de la ville située rive droite de la rivière Penfeld.

Au vent de la Recouvrance, Brest 2016
Sous le vent du voilier, Brest 2016
La Recouvrance est la star locale des fêtes maritimes qui ont lieu tous les quatre ans à Brest. Il faut dire qu'elle a été mise à l'eau lors de la première édition en Juillet 1992. Il y avait tellement de monde que je n'ai pas pu approcher du quai ce jour là.

La Recouvrance est une goëlette à huniers, c'est à dire qu'elle présente deux mats verticaux et un gréement au tiers à l'exception de deux voiles carrées en haut du mat de misaine, les huniers.

Les huniers, Juillet 2016
Le mât de beaupré et les focs, Juillet 2016
A l'occasion de l'Armada 2003 de Rouen, j'ai vu la Recouvrance arriver dans l'estuaire de la Seine avec une vergue de misaine cassée. Les traversées ne sont pas toujours de tout repos ! 

Vergue cassée à Rouen, 2003
La coque fait 25 mètres de long, mais comme le mât de beaupré et la bôme de la grand-voile dépassent, sa longueur hors tout est de 42 mètres. La surface cumulée de ses 9 voiles est de 430 m2.

La poupe, Brest Juillet 2012
La proue, Brest Juillet 2012
La Recouvrance est la réplique d'une goëlette-aviso de 1817, navire militaire destiné à transmettre des messages urgents, à contrôler les transports maritimes et réprimer le trafic des esclaves entre l'Afrique et les Antilles.

Sur un mur du port de commerce
Sur un mur de mon bureau

Une chaloupe devant la Recouvrance en rade de Brest, Juillet 2000
Depuis 1996, je l'ai admirée tous les quatre ans en juillet, navigant en rade de Brest, et compte bien la retrouver, élégante fendant les flots, à l'occasion de la prochaine édition des fêtes maritimes de juillet 2020.

samedi 30 novembre 2019

En territoire Navajo

En arrivant en Arizona, nous entrons en territoire indien, géré de façon semi-autonome par la nation Navajo. C'est la plus grande zone des Etats-Unis gérée par les tribus amérindienne, héritage des réserves créés à partir de la fin du XIXème siècle. Nous allons y visiter deux sites naturels extraordinaires, Monument Valley et Antelope Canyon.

Elephant butte à Monument Valley

Même si on voit de très loin les reliefs caractéristiques de Monument Valley, mesas et aiguilles, il vaut mieux utiliser les services d'un chauffeur-guide navajo qui nous emmène dans des zones non accessibles sans accompagnateur.

Petits chevaux amérindiens

Nous voilà partis en camion sur les pistes de l'ouest dans les décors mythiques des films de John Ford en guettant John Wayne chevauchant bride abattue entouré d'indiens. Deux de ses plus beaux et plus célèbres films ont d'ailleurs vu leur titre curieusement traduit en français : She wore a ribbon yellow est devenu La charge héroïque et The Searchers transformé en La prisonnière du désert.

On joue au basket ici
Un trou au plafond

Notre guide navajo nous emmène visiter les habitations traditionnelles où on peut bien sûr acheter un peu d’artisanat local. Puis, nous conduisant dans une grotte et profitant de la bonne acoustique, il nous chante un air typique s'accompagnant d'un petit tambour.

Chant et tambour

Il est temps de rentrer au camping où nous plantons la tente devant l'un des plus beau panorama de l'Ouest. Deux formations rocheuses sont appelées The mittens, les mitaines pour lesquelles on voit bien le pouce séparé du reste de la moufle.

Camping devant les "mitaines" de Monument Valley

Tôt le lendemain matin, il faut sortir de la tente et profiter de l'éclairage magique pour immortaliser les couleurs en arrière du relief.

En attendant le lever de soleil

Après Monument Valley nous prenons la route en direction du Lac Powell où, après avoir installé la tente et piqué une petite tête dans le lac, un autre joyau nous attend : Antelope Canyon.

Danse avec les cerceaux

Ici aussi, le tourisme est géré par les indiens navajos qui organisent très bien les choses. Nous sommes nombreux et les visites se font par groupes de dix personnes qui s'enchaînent rapidement. En attendant de descendre dans les gorges, un navajo nous fait une démonstration de manipulation de cerceaux. Je n'arrive plus à les compter. Il parait qu'il y a des championnats !



Voilà c'est maintenant la plongée dans le canyon étroit et sinueux. Notre guide indienne nous conseille de régler nos appareils photos dans les tons chauds avec des résultats surprenants. Les parois sont tourmentées et lisses car sculptées par les eaux furieuses qui se déversent en période de crue. Heureusement en cette saison il n'y a pas d'eau et nous pouvons profiter.

Un regard vers le ciel

Les gorges sont séparées en deux, Upper et Lower Antelope Canyon mais n'en verrons que la partie inférieure. A la sortie, un coup d’œil au-dessus des gorges nous explique pourquoi ce site a seulement été découvert dans les années 1930, parait-il par une jeune indienne qui recherchait ses moutons.

Antelope Canyon vu d'en haut
Au fond du canyon

Les Navajos ont appris a bien organiser et exploiter les ressources touristiques de leur territoire, juste retour des choses pour une nation opprimée ces deux derniers siècles. Dommage que les autres tribus indiennes n'en profitent pas !

Septembre 2019